ERIC SOLHEIM EST EN VISITE AU TOGO

Le Togo honoré par la visite du directeur exécutif de L’ONU-Environnement
Le directeur exécutif de l’Organisation des Nations Unies pour l’Environnement  le norvégien, Eric Solheim est en visite au Togo  dans le cadre d’une mission qui va le conduire dans plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest.
Venant du Bénin pour le Ghana, l’émissaire des Nations Unies dans le domaine de l’Environnement a fait escale au Togo. Une fois foulé le sol togolais, il a été accueilli à la frontière d’Hilacondji par le ministre André Johnson, de l’Environnement et des Ressources forestières et une forte délégation du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) bureau du Togo. Lors de cette visite, il a pu  s’enquérir des efforts que fait le pays pour protéger la côte et aussi pour assainir la ville de Lomé contre l’érosion côtière, la seconde étape a été  le centre technique d’enfouissement d’Aképé.
Aného, une ville située à 45 kilomètres de Lomé et menacée par l’érosion côtière a retenu l’attention de la délégation onusienne. L’hôte du Togo s’est rendu premièrement dans cette ville pour voir de visu les effets de l’érosion côtière et les quelques épis et brises lames construits pour « repousser» sur 8 kilomètres la mer des habitations. Selon les explications de M. Bakatimbé, 15 ouvrages de protection ont été construits entre  1993 et 2012. Ces ouvrages  composés des épis et des Brise-lames ont permis de freiner l’avancée de la mer à certains endroits du littoral. Il a aussi déroulé les objectifs du projet d’investissement de la résilience des Zones côtières en Afrique de l’Ouest. (WACA : West Africa coastal Areas).
Au niveau du centre technique d’enfouissement, c’est le contre-amiral Adégnon Fogan, maire de la ville de Lomé qui a reçu le secrétaire exécutif de l’ONU-Environnement et sa suite. Le fonctionnement de ce centre, sa gestion, ses missions et ses perspectives d’avenir ont été des points développés pour permettre à ce haut fonctionnaire de l’ONU de mesurer le niveau d’assainissement de  la ville de Lomé.
Après cette visite de terrain, M. Eric Solheim s’est rendu à la primature pour s’entretenir avec le premier ministre. M. Eric s’est dit heureux de constater les progrès accomplis par le pays dans trois secteurs notamment, la protection de la côte, la gestion des déchets et les questions de déforestation. Il a félicité le chef de l’Etat pour son engagement dans l’initiative internationale de l’alliance pour l’énergie solaire.
Au Togo le Programme des Nations Unies pour l’Environnement, actuel ONU-Environnement a financé plusieurs projets.


C’EST POUR MOI, UN MOMENT DE FIERTÉ DE VOIR AUJOURD’HUI CE PROJET SE CONCRÉTISER 

La mise en place par le Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières (MERF) de son site web est une étape importante dans la mise en œuvre de ses missions et de son partenariat avec les différents acteurs: publics, privés et de la société civile, bilatéraux et multilatéraux travaillant dans le domaine de l’environnement et des ressources naturelles.
C’est un outil privilégié, pour rendre visibles les actions du ministère et pour échanger avec l’extérieur. C’est pour moi, un moment de fierté de voir aujourd’hui ce projet se concrétiser. Désormais, le Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières, contribuera au mieux au développement durable de notre pays, en informant régulièrement le public des dégradations de l’environnement et des ressources naturelles, des causes de ces dégradations, de leurs manifestations et impacts sur la vie socio-économique du pays ainsi que les stratégies mises en place par le gouvernement. Par la connaissance de leur environnement, les populations seront outillées pour participer plus efficacement à la recherche de solutions appropriées visant le développement durable. Aussi les informations publiées par le Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières contribueront-elles à l’amélioration du cadre de vie des populations à la réduction des risques de catastrophes, des effets des changements climatiques, de l’érosion côtière et à bien d’autres problèmes environnementaux notamment la déforestation/déboisement, désertification et les conséquences des changements climatiques. C’est pour moi, un moment de fierté de voir aujourd’hui ce projet se concrétiser
Je lance alors un appel pour des actions correctives telles que la lutte contre les gaz à effet de serre, les feux de brousse, le recours aux énergies propres, les actions de reboisement et aussi pour une meilleure gestion des ordures ménagères.
Je serais reconnaissant à tous les partenaires du MERF pour toutes les actions qu’il leur conviendrait de mener pour soutenir le bon fonctionnement du site.


ATTRIBUTIONS ET OBJECTIFS 

 
Les missions et attributions du Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières (MERF) ont été fixées par le décret n° 2008-050/PR du 7 mai 2008 et confirmées par la lettre de mission n°393/PM/SGG/2010 du 15 septembre 2010

A ce titre le MERF a pour mission de :
 

  • mettre en œuvre la politique de l’Etat en matière de gestion de l’environnement et des ressources forestières ;
  • élaborer des règles relatives à la sauvegarde et la protection de l’environnement, la prévention contre les pollutions et nuisances et la prévention des risques et catastrophes naturelles ;
  • contrôler l’exécution et le respect des conventions internationales en matière d’environnement, ainsi que des dispositions de la loi-cadre sur l’environnement, du code forestier et de la loi sur la prévention des risques biotechnologiques ;
  • contrôler l’intégration des préoccupations environnementales dans les différentes politiques sectorielles et stratégies nationales de développement ;
  • développer des moyens d’appui et d’encadrement des populations et des autres acteurs dans le cadre du reboisement et de l’aménagement des forêts ;
  • assurer la police transfrontière des mouvements de produits chimiques et de substances dangereuses. 

Quant aux attributions spécifiques, elles sont :
 
Dans le sous-secteur des ressources forestières : de suivre la mise en œuvre de la politique en matière forestière et de protection des plans d’eau ; de vulgariser les techniques forestières, à travers des actions d’agroforesterie, de gestion de pépinières et de reboisement ; de protéger et promouvoir les ressources phytogénétiques forestières en voie de disparition ; d’élaborer des schémas directeurs d’approvisionnement des centres urbains en bois de chauffe et charbon de bois ; de promouvoir la vulgarisation des fours et foyers à des fins d’économie d’énergie ; de mettre en œuvre les conventions, traités et accords en matière de forêts ; d’élaborer et de veiller à l’application des textes en matière de règlementation des forêts ; de gérer, équiper et exploiter tous les peuplements forestiers artificiels ou naturels appartenant à l’Etat ; d’étendre les superficies boisées du territoire ; d’exploiter, transformer et commercialiser les produits et sous-produits forestiers ; et de réaliser tous travaux de recherche appliquée en matière de production forestière et d’utilisation de matériaux bois et dérivés. 

Dans le sous-secteur des ressources fauniques et aires protégées : de mettre en œuvre et suivre la politique nationale en matière de protection de la faune ; d’assurer la règlementation et le contrôle de l’exercice des chasses et captures ; de protéger et d’aménager les parcs nationaux, réserves de faune, zones cynégétiques, ranchs de gibier et jardins zoologiques ; de protéger les zones humides ; d’apporter aux populations des appuis pour la gestion de la faune du terroir et le développement de l’élevage des espèces animales sauvages ; d’élaborer et appliquer la législation relative à la gestion de la faune et de son habitat ; et de mettre en œuvre les conventions et traités internationaux en matière d’environnement relatif à la faune. 

Dans le sous-secteur de la préservation de l’environnement : de contribuer à la définition de la politique et des stratégies nationales en matière de prévention des risques et des catastrophes naturelles ; d’œuvrer à la définition des normes et standards environnementaux ; de gérer le processus des études d’impacts et audits environnementaux ; d’étudier les demandes d’ouverture des installations classées pour la protection de l’environnement ; d’inciter à et d’appuyer l’élaboration de stratégies et plans de prévention des risques industriels et naturels majeurs ; d’assurer la coordination technique de la mise en œuvre des conventions et autres traités internationaux relatifs à la préservation de l’environnement ; et de promouvoir les technologies et modes de production et de consommation écologiquement viables. 

Les objectifs se déclinent comme suit:

Objectif global  
Pour accomplir avec une plus grande efficacité ses missions et attributions dans le cadre de la vision qu’il s’est assignée, le MERF s’est fixé comme objectif général de : contribuer à gérer durablement l’environnement et les ressources naturelles en vue de contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire, à la croissance économique du pays et à la réduction de la pauvreté.
 
Objectifs spécifiques 
Pour atteindre cet objectif global, trois objectifs spécifiques sont retenus :
 
Objectifs spécifiques 1 : Améliorer la gouvernance forestière ;
 
Objectifs spécifiques 2 : Contribuer au développement économique par la baisse des coûts de dégradation environnementale à travers la promotion de meilleures pratiques de gestion ou de production en vue d’améliorer le cadre et les conditions de vie des populations ;
 
Objectifs spécifiques 3 : améliorer les performances du Ministère.
 
Axes Programmes du Budget Programme
Pour atteindre ces objectifs spécifiques, trois programmes sont définis :
 
Programmes 1 : Programme National de Gestion Durable des Ressources Forestières (PNGDRF) ;
 
Programmes 2 : Programme National de Gestion de l’Environnement et des Catastrophes Naturelles (PNGECN) ;
 
Programmes 3 : Programme Administration et Gestion des Services (PAGS).

La campagne nationale de reboisement : le centre d’enfouissement d’Aképé offre son cadre. 

Le centre d’enfouissement d’Aképé situé à environ 22 km de Lomé dans la préfecture de l’Avé a été pris d’assaut ce 1 er juin 2022, et pour cause contribuer à la réussite de la campagne nationale de reboisement, le ministre d’État Payadowa BOUPKESSI et son collègue FOLI-BAZI Katari ont pris part à cette action citoyenne. 
Tôt ce matin ils étaient tous là, partenaires, autorités locales de la préfecture de l’Avé, l’administration forestière, les VEC et deux membres du gouvernement, notamment, le ministre FOLI-BAZI Katari de l’environnement et des ressources forestières et le ministre d’État, ministre de l’administration territoriale de la décentralisation et du développement des territoires, Payadowa BOUPKESSI qui ont mis en terre de jeunes plants de Khaya senegalensis.
« Depuis le 1er juin 1977, nous avons l’habitude de planter mais les résultats ont été toujours en deçà des attentes, au vu de ces résultats le gouvernement a décidé de changer d’approche, c’est pourquoi ces deux dernières années, il parle de campagne nationale de reboisement  » a rappelé le ministre d’État. Il poursuit en disant que « Tous les togolais sont conscients des effets néfastes des changements climatiques, or le seul moyen qui permet de les atténuer, c’est le reboisement. Le représentant du gouvernement a invité tout le monde à apporter sa contribution pour la réussite de cette campagne.
Quant au ministre en charge de l’environnement, il a donné les mobiles du choix du centre d’enfouissement. Il s’agit de poursuivre le reboisement commencé sur ce site il y a 5ans.
* Nous voulons continuer de reboiser jusqu’à obtenir une ceinture verte qui va plus tard contribuer à piéger les gaz à effet de serre que sont le CO2 et le Méthane  » Le ministre FOLI-BAZI a également dévoilé les différentes stratégies de suivi et d’entretien des plants afin de prétendre atteindre la double ambition du gouvernement en matière de reboisement, Celle d’atteindre 25% d’ici à 2025 et planter 1 milliard à l’horizon 2030.

Pour ce cérémonial de lancement, 1500 plants ont été mis en terre et répartis comme suit : 200 plants deTerminalia superba, 300 plants de Khaya et 1000 de
Sterculia Feotida. 
La campagne nationale de reboisement se poursuit tout au long de la saison pluvieuse. 


Le Togo célèbre en différé la journée mondiale de l’Environnement. 

Le ministère de l’environnement et des ressources forestières a organisé ce 7 juin 2022 à Lomé une conférence-débats sur la journée mondiale de l’environnement (JME). Une journée qui se célèbre tous les 5 juin.
Cette année le thème retenu est  » une seule terre ». Une occasion d’informer, de communiquer et de sensibiliser la population sur les gestes non écocitoyens qui affectent négativement notre seul héritage qu’est la terre.
En célébrant en différé la JME, le gouvernement veut mettre en lumière les préoccupations environnementales les plus pressantes, telles que les crises climatiques et la dégradation des forêts et des sols.
Pour le ministre FOLI-BAZI Katari de l’environnement et des ressources forestières, cette journée n’est pas seulement une journée de sensibilisation mais aussi une rencontre de bilan et de perspectives. La résolution des crises climatiques passe a-t-il dit par des actions de reboisement, c’est ce qui justifie a ajouté le ministre le lancement le 1er juin dernier de la campagne nationale de reboisement dont l’objectif est d’atteindre un milliard de plants d’ici à 2030.
Au programme de cette célébration deux panels. Le premier a porté sur la lutte contre les changements climatiques au Togo, bonnes pratiques, leçons apprises et perspectives animé par les coordonnateurs de projets au sein du ministère de l’environnement et le second sur les opportunités de financements et autres initiatives animé par le représentant résident du PNUD Dr ALIOU DIA et le chargé de programme à la FAO, Dr Oyétoundé DJIWA. Justement sur ces opportunités les deux partenaires et panélistes ont exposé les guichets ouverts pour lutter contre les problèmes environnementaux tels que le Fonds Vert pour le Climat, le Fonds pour l’Environnement Mondial, les Fonds d’adaptation etc. Mais pour accéder à ces différents fonds des défis sont à relever. Entre autres défis c’est d’élaborer un document de cartographie des projets, de considérer les changements climatiques comme une problématique de développement, de mettre en place un pool d’experts qui maitrise les exigences de chaque bailleur et le dernier défi, c’est de plaider pour un rehaussement du budget du ministère de l’environnement.
 Avant les deux panels le message du secrétaire général des nations unies, Antonio GUTERRES a été lu. Dans ce message, M GUTERRES a formulé 5 recommandations concrètes visant à accélérer considérablement le passage aux énergies renouvelables partout dans le monde, notamment en mettant les technologies et les matières premières requises à la disposition de toutes et tous, en réduisant les formalités administratives, en redistribuant les subventions et en triplant les investissements.
Quant aux entreprises a dit le secrétaire général de l’ONU, elles doivent placer la durabilité au cœur de leurs décisions, pour le bien de l’humanité comme pour celui de leur chiffre d’affaires. Une planète saine est un prérequis pour l’immense majorité des industries sur Terre, a-t-il ajouté.